LA REPRISE APRÈS LA GRANDE GUERRE

            Le 6 avril 1919, le Conseil d’Administration est réuni pour discuter des rapports financiers des années 14 et 15, et tenter de faire rentrer les cotisations en retard. Monsieur Cellière fait remarquer que l’arrivée des réfugiés et des permissionnaires américains à donné une plus value à la publicité des villas et des hôtels. En conséquence il estime qu’il faut biffer, sur les réclames en réserve, les noms de ceux qui refusent de régler leur cotisation. Il propose d’affilier le Syndicat d’Initiative de Challes à celui de la Savoie en sous-titre « Chambéry-Challes les Eaux ». Ce projet soulève de vives protestations des Aixois qui confirment pourtant la création d’un Syndicat d’Initiative à Aix les Bains.

            A l’Assemblée Générale du 11 mai 1919, après avoir adressé un hommage aux membres du syndicat tombés au Champ d’Honneur, le président demande de faire un nouvel effort pour continuer l’œuvre commencée avant la guerre.

            La réunion du 18 avril 1920 se déroule chez Monsieur Fluttaz, la Mairie étant fermée malgré la demande adressée quelques jours auparavant. Pourtant le 30 mai le Conseil d’Administration prend acte de la subvention votée par le Conseil Municipal, défavorable à son attribution jusque là. Il formule un vœu en vue du goudronnage des voies les plus fréquentées de Challes, particulièrement la Route Nationale de Paris en Italie. Le président signale qu’il a fait des démarches au sujet du charbon destiné à l’industrie hôtelière. Dorénavant, celui-ci ne sera plus délivré sur bon par la Chambre de Commerce mais par l’office du charbon à la Préfecture.

            L’Assemblée Générale d’automne, prévue le 3 octobre 1920, ne peut délibérer, le quorum n’étant pas atteint. Il est noté que l’absence des membres convoqués indique nettement que beaucoup se désintéressent de l’œuvre du syndicat.

            Monsieur Cellière préside l’Assemblée Générale du 15 juin 1921, marquée par la démission du Docteur Vincent. Il regrette les nombreuses absences traduisant l’indifférence à l’égard du syndicat et propose de subventionner le Syndicat d’initiative de Chambéry. Cette décision est approuvée par l’Assemblée Généarale du 22 septembre 1921, ainsi que le nouveau nom donné à la fusion officielle « Syndicat d’Initiative de Chambéry et de Challes les Eaux ». L’activité du terrain d’aviation et un projet de golf à La Trousse ne sont pas étrangers à ce rapprochement. Le Syndicat d’Initiative de Challes, qui n’est pas dissout, est présidé par M Ménard.

            Il vote le 2 septembre 1923 une somme de 800 francs au PLM pour l’indemniser des frais de transformation de l’appellation de la gare devenue « Chambéry-Challes les Eaux ». Des vœux sont émis pour restaurer les sentiers de montagne, la mise place de bancs réclamés par les baigneurs et l’organisation d’une fête sportive au profit de la Musique. La réception au printemps de la caravane des médecins de l’Hérault et de Montpellier est évoquée. Cette publicité à portée ses fruits par l ‘arrivée de baigneurs jusque là dirigés sur Cauterets.

 

 

Entre les deux Guerres

 

            A l’Assemblée Générale du printemps 1924 des vœux sont émis :

            Monsieur Vuillermet est élu président à l’issue de cette Assemblée Générale, ou peut-être à une réunion ultérieure. Il préside l’Assemblé Générale du 13 juillet 1924 où M Cellière est démissionnaire. Des vœux sont émis :

            Le docteur Rey, chaleureusement applaudi aux cris de « Vive le docteur Rey » est félicité par M Lugon pour son activité au développement de Challes.

 

            La participation du Syndicat d’Initiative de Challes à la Foire de savoie est évoquée à l’Assemblée générale d’octobre 1928. Des félicitations y sont adressées à Mrs Mathé et Pernet, les artisans de la venue de M Poincaré, Président du Conseil des ministres.

            A l’Assemblée Générale du 18/ aôut 1929, M Marret, nouveau président, rend compte

            Des démarches sont à faire pour l’édification de l’abri du tram à Chambéry, et une souscription auprès des commerçants en vue d’une publicité en commun avec l’office des baigneurs est proposée. M Dufour, nouveau directeur de l’établissement thermal, est, selon l’usage, nommé au poste de vice-président.

            Le 25 septembre sont évoqués :

            Le 22 septembre 1931, on évoque le vin d’honneur offert aux pharmaciens de Nancy et aux médecins du littoral méditerranéen à la terrase de l’hôtel du Château. On invite les propriétaires de villas à signaler au Syndicat la location de leurs meublés, en faisant part des réclamations des baigneurs sur le mauvais état de certains logements.

            Le 24 septembre 1932, mis à part l’énumération traditionnelle des demandes de renseignements et l’édition des dépliants, n’est à signaler que l’éloge fait à Mlle Poble, secrétaire, congratulée pour son empressement en allant au devant du désir des baigneurs. Le président affirme que Challes a moins souffert de la crise économique par rapport à d’autres stations similaires, et qu’elle le doit à la, renommée de ses eaux et à l’accueil dans ses hôtels et ses villas.

            La dissolution du Syndicat d’Initiative, réclamée par un adhérent, provoque la démission de M Marret et de plusieurs personnes du Conseil d’Administration visées par la création d’un syndicat concurrent qui n’est pas constitué. Les statuts sont sensiblement modifiés et M Foudraz devient le nouveau président.

            Le 14 novembre 1932, il donne lecture d’une lettre du sénateur Borrel qui propose de créer à Challes une cure « uvale » ou cure de raisins. Rien n’est à signaler à l’Assemblée Générale d’automne du 21 septembre 1933, présidée par le Docteur Vincent. A celle du 28 mai 1934, un hommage est rendu à M Fournier, nouveau président.

            C’est la première fois que l’électrobus est évoqué. Parmi les nombreux vœux émis, est à l’étude l’achat d’un appareil destructeur de moustiques, d’un gros intérêt pour Challes est-il précisé.

            En 1934 un généreux donateur anonyme fait don, au Syndicat d’Initiative, d’une somme de 500 francs pour encourager la culture florale. Un concours de parcs et jardins fleuris, ainsi qu »un concours de photographies afin de changer celles, toujours les mêmes, qui apparaissent sur le dépliant, sont proposés pour l’année suivante.